a. La fleur.




On distingue bien les six étamines et le stigmate de la fleur (à gauche). Le stigmate renferme 3 canaux qui relient son extrémité aux ovaires. Le pollen présent sur les étamines doit être déposé à l’extrémité du stigmate pour féconder la fleur. Le grain de pollen émet alors un tube germinatif à l’intérieur du stigmate. Il faut environ 6 heures (1cm par heure) pour que ce tube atteingne la base du stigmate où sont situées 3 poches à ovaires. Le tube germinatif libère alors ses nucleus qui vont féconder les ovules contenus dans les ovaires de la fleur. Si les conditions sont favorables, plusieurs grains de pollen "germeront" et féconderont autant d’ovules qui en 6 à 7 semaines formeront les graines. Celles-ci évoluent dans une cosse divisée en trois compartiments. A maturité la cosse se fendille, laissant apparaître les graines.


Le désir de multiplier les plantes est propre à tout amateur de jardin, que ce soit pour accroître sa collection personnelle ou pour faire plaisir à des amis/ La méthode conseillée pour les plantes aquatiques n’est pas compliquée et ressemble assez à celle préconisée pour les plantes vivaces terrestres.

Extrait de: article 3 - ’MULTIPLICATION DES PLANTES AQUATIQUES’


Ces dernières années sont apparues des lignées de plantes présentant des caractères inédits. La sélection sévère et l’hybridation que j’appellerai "ciblée" ont conduit à l’obtention de fleurs dont les caractéristiques sont résolument nouvelles par rapport aux hybrides antérieurs et même à leurs parents. Si le hasard fait parfois bien les choses, ici il n’a que peu de place. En fait, tout est régi par les gènes de la plante. Lorsque l’on féconde les ovules d’une fleur par le pollen d’une autre fleur, inconsciemment on pourrait croire que c’est comme si on mélangeait deux couleurs différentes pour en obtenir une troisième, résultante des deux premières. Les gènes s’influencent bien autrement. Certains caractères sont dits dominants lorsqu’ils s’imposent face à un caractère moins influent ou récessif. Non seulement cela est valable concernant les couleurs mais aussi les formes, la taille, les différents types de bords et l’œil de la fleur. Le feuillage est également dépendant des gènes : il peut être caduc, semi-persistant ou persistant. La durée de floraison ainsi que la quantité de hampes florales, le nombre de ramifications sur cette hampe ainsi que l’abondance de fleurs sont autant de caractères définis par les gènes mis en présence lors de la fécondation.

Extrait de: Hémérocalles Américaines & hybridation ciblée

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

(JDA n°43/2008)

Les diversités de couleurs, de formes et d’aspect font de ces plantes un cas presque unique dans (...)

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(JDA n°42/2007)

L’hybridation de cette plante aquatique a quelque chose de problématique lié sans doute à son (...)

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Photos et texte de Pol Detienne - Editions : Jardins et décors aquatiques

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