INNER LIGHT




Obtenteur : KIRK STRAWN 1997.

Fleur 13-16cm, en coupe étoilée ; 32-36 pétales lancéolés.
Floraison de juin à mi-septembre. Jaune brillant et chaud vers le centre, virant au jaune-crême, parfois rosé par fortes chaleurs sur les rangées externes de pétales. Teinte très lumineuse accentuée encore par le jaune vif des étamines.
Feuille 16-20cm, ronde au sinus ouvert. Vert foncé tacheté de brun-rouge.
Immersion de 50 à 80cm. Assez vigoureux (rhizome de type marliac). Convient aux bassins de belle taille.

Ce nénuphar se comporte mieux s’il est cultivé en pleine terre ou en grand conteneur. Il exprime alors pleinement ses coloris subtiles et est plus florifère. Supporte aussi bien le plein soleil que la mi-ombre où il est cependant un peu moins vigoureux. Il m’a été difficile d’obtenir cet hybride, mais je ne regrette nullement mon obstination à le dénicher et à l’acquerir. C’est le prix de toute passion... et quel résultat !


On peut aussi obtenir dans certains cas de nouveaux sujets, non pas par multiplication sexuée (comme pour les hybrides) mais par bouturages et sélections successifs de jeunes plants présentant des caractères plus affirmés ou sensiblement différents de ceux de la souche mère.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)


Dès le croisement opéré, il faut attendre 3 à 4 ans pour juger de la qualité de la fleur et de la plante. Ensuite 2 à 3 années de patience afin de s’assurer de la stabilité des caractères. C’est alors que l’on peut envisager conserver le cultivar et le multiplier.
Il faut se rappeler que les hybrides ne se multiplient pas à l’identique par semis. Seule une multiplication végétative reste fidèle au cultivar.
La division du rhizome reste la méthode de multiplication la plus efficace reconnue.
Si la plante est vigoureuse, cela peut aller assez vite ; dans le cas contraire, plusieurs années sont encore nécessaires avant de "lancer" sur le marché la nouvelle obtention. Tout est question de temps et de patience. La multiplication "in vitro" par développement de méristème (portion du végétal contenant des cellules indifférenciées) est certes plus rapide. Spécialisée et coûteuse elle n’est pas entièrement fidèle concernant les caractères de la fleur, tels la taille, la durée de floraison ou la floribondité…
Cependant l’intérêt est-il de créer des centaines de clones qui inonderaient un marché très particulier et somme toute assez confidentiel ? Certes pas.
La rareté reste un des attraits majeurs des quelques dizaines de nymphéas récents.
A ce stade, il n’est pas seulement une simple plante, mais l’objet d’une passion, un "collector" en quelque sorte.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération


Début du 20ème siècle, d’autres variétés sont apparues au Etats-Unis, ces nouveaux cultivars sont dus aux recherches de plusieurs botanistes dont les noms sont arrivés jusqu’à nous par le biais de leurs obtentions : George Richardson (N. tuberosa ’Richardsonii’), Helen Fowler (N. ’Rose Arey’), George H. Pring (N. ’General Perching’) sont de ceux-là.

Les revues et catalogues édités développèrent l’intérêt porté à cette plantes encore assez méconnue à l’époque. La période "d’entre deux guerres" est un creux dans la production des nouveautés, surtout en Europe, où Maurice Laydeker - beau-fils de Latour-Marliac - continuait cependant l’hybridation des nénuphars à faible développement, tels N. Laydeckerii ’Purpurata’ et ’Lilacea’.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

(JDA n°43/2008)

Les diversités de couleurs, de formes et d’aspect font de ces plantes un cas presque unique dans (...)

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(JDA n°38/2007).

De nombreux cultivars ont été présentés et décrits, dont une majorité issus des hybridations (...)

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Photos et texte de Pol Detienne - Editions : Jardins et décors aquatiques

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