a. La fleur.




On distingue bien les six étamines et le stigmate de la fleur (à gauche). Le stigmate renferme 3 canaux qui relient son extrémité aux ovaires. Le pollen présent sur les étamines doit être déposé à l’extrémité du stigmate pour féconder la fleur. Le grain de pollen émet alors un tube germinatif à l’intérieur du stigmate. Il faut environ 6 heures (1cm par heure) pour que ce tube atteingne la base du stigmate où sont situées 3 poches à ovaires. Le tube germinatif libère alors ses nucleus qui vont féconder les ovules contenus dans les ovaires de la fleur. Si les conditions sont favorables, plusieurs grains de pollen "germeront" et féconderont autant d’ovules qui en 6 à 7 semaines formeront les graines. Celles-ci évoluent dans une cosse divisée en trois compartiments. A maturité la cosse se fendille, laissant apparaître les graines.



L’American Hemerocallis Society (A.H.S.), que préside Kevin Walek, enregistre des centaines de nouvelles obtentions chaque année, portant actuellement à près de 60.000 le nombre d’hybrides officiellement nommés sur les listes de cet organisme. L’A.H.S. est la base officielle de l’enregistrement de ces plantes au niveau mondial et conserve toutes les données utiles à la "protection" du cultivar (nom de la plante, date du dépôt, photos, description et caractéristiques de l’hybride et bien entendu l’obtenteur). Quelques dizaines d’hybrideurs de grand renom, presque tous américains, sont à l’origine de la création de ces merveilleux cultivars depuis 1985. D’autres professionnels et amateurs avertis ne sont toutefois pas en reste et certaines de leurs hémérocalles sont très typées et possèdent d’évidentes qualités. Seulement, sont-elles moins populaires ? Cette production fait l’objet d’un commerce assidu et attendu annuellement (pour les nouveautés) par des collectionneurs à travers le monde. C’est un "business" qui requiert en plus des infrastructures, de solides connaissances en botanique, du savoir faire, une bonne dose de réussite et des ramifications Internet efficaces. De quoi décourager la majorité de ceux qui voudraient tenter des croisements me direz-vous ! Oui et non ! Certes, il n’est pas donné à tout un chacun d’avoir la main verte, mais la multiplication de ces plantes par hybridation n’est pas compliquée en soi et le plaisir d’avoir essayé n’est-ce pas déjà une satisfaction ? La réussite vient bien après.

Extrait de: Hémérocalles Américaines & hybridation ciblée


La "révolutions américaine" sévit donc depuis près de trois décennies durant lesquelles d’éminents professionnels et amateurs avertis n’ont cessé d’hybrider méthodiquement ces plantes au potentiel génétique si longtemps insoupçonné.

Extrait de: Hémérocales : des hybrides modernes faciles à vivre

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

Le nénuphar Roi des bassins (JDA n°5/2000)

Les nénuphars font partie de la famille des Nymphéacées et sont répartis dans le monde entier. **Le (...)

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(JDA n°47/2009)

Ces Hemerocallis middendorfii, lilioaspodelus, citrina, fulva, florepleno ou autre ’Franz Hals (...)

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(JDA n°42/2007)

L’hybridation de cette plante aquatique a quelque chose de problématique lié sans doute à son (...)

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