CHARLES DE MEURVILLE - out of stock




Obtenteur : Latour-Marliac 1931 (pépinières).

Fleur 15-17cm, en coupe ; 22 pétales lancéolés.
Floraison de juin à septembre. Rouge pourpré au centre, rangée extérieure des pétales plus rose.
Feuille 20-24cm, ovale. Dessus vert intense aux veines plus claires, dessous brunâtre.
Immersion de 50 à 70cm. Vigueur moyenne à forte (pleine terre). Pour bassins moyens à larges.

Son rhizome de type marliac facilite sa culture en conteneur. Il est vrai qu’en pleine terre il prend des proportions toute autre et peut épanouir des fleurs de près de 20cm de diamètre. Ce représentant typique des cultivars rose/pourpre a longtemps été considéré comme un aboutissement dans ce type de lignée. Il est maintenant dépassé par des obtentions plus récentes. A la base de différents croisements de par le monde, comme mère, il m’a en l’occurrence donné N.’Pol’s Pink Glory’ (1982) enregistré auprès du Water Gardeners International en Floride. Cette obtention personnelle est considérée comme un des meilleurs Nymphaea "rose/pourpre" de nouvelle génération par sa durée de floraison exceptionnellement longue et le nombre élevé de ses fleurs. Belle parenté ne peut mentir !


Dans ce cas de figure, il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle variété (bien que la plante issue de ces sélections présente des différences marquées avec la plante mère), mais d’une amélioration de la variété originelle que l’on appellera "cultivar" pour variété cultivée.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)


Ce n’est pas faute d’avoir essayé que le botaniste américain Amos Perry, passionné également par le croisement des nymphéas, tenta à maintes reprises de partager les méthodes du français.

Amos Perry confiait volontiers que l’hybridation des nénuphars n’était pas compliquée en soi, mais que les croisements obtenus n’étaient pas souvent à la hauteur des espérances. En 1927, Perry avait déjà plus de 150 hybridations à son actif. Pionnier incontesté dans la création de ces plantes aquatiques, beaucoup de ses obtentions n’ont pas obtenu le succès accordé à celles de Latour-Marliac. On remarque cependant Nymphaea tetragona ’Rubra’ et Nymphaea ’Princess Elizabeth’ en 1935 (qui n’était pas encore la reine du Royaume-Uni). Ces nénuphars ornent encore de nombreux bassins de nos jours.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES


Jusqu’à la moitié du 20ème siècle, les hybrideurs étaient nombreux à avoir réussi ces croisements. Hormis les pionniers Latour-Marliac et Amos Perry, seuls quelques-uns étaient connus qui ont laissé, par l’un ou l’autre hybride hors du commun, une trace indélébile de leur "savoir faire". Je citerai Otto Froebel pour son célèbre Nymphaea ’Froebeli’ en 1898 ; George Richarson à qui l’on doit Nymphaea tuberosa ’Richardsonii’ en 1894 et Nymphaea ’Gladstoniana’ en 1897 ; Helen Fowler pour ses remarquables Nymphaea ’Pink Opal’ en 1915 et ’Rose Arey’ en 1913 ; Walter Show avec Nymlphaea ’Helen Fowler’ ; Dreer avec Nymphaea ’William Falconer’ en 1899 et le toujours à la mode Nymphaea ’James Brydon’….

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération

Développés par Joseph LATOUR-MARLIAC vers les années 1900 des nénuphars dérivés de Nymphaea Alba N. Tuberosa, N. Odorata et N. Mexicana ont vu le jour. Sélectionnés avec soin, croisés avec opiniatreté et patience. Ils ont donné la lignée des "robustes" hybrides du groupe Marliacea.

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

Les nénuphars d’exception (DJA n°9/2000)

**Développés par Joseph LATOUR-MARLIAC vers les années 1900 des nénuphars dérivés de Nymphaea Alba (...)

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Le nénuphar roi des bassins (partie 3)(JDA n° 17/2003)

Les nouvelles variétés de nénuphars sont toutes des hybrides créés par l’intervention de l’homme en (...)

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(JDA n°42/2007)

L’hybridation de cette plante aquatique a quelque chose de problématique lié sans doute à son (...)

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