FIRE OPAL




Obtenteur : PERRY D. SLOCUM 1987 (syn. ’PERRY’s FIRE OPAL’).

Fleur 15cm, en coupe double ; 40-50 pétales en forme de cuiller.
Floraison de mi-mai à septembre. Rouge rosé brillant à rose foncé sur la rangée extérieure de pétales.
Feuille 20cm, ronde. Dessus vert, dessous rougeâtre, jeunes feuilles pourprées.
Immersion de 45 à 60cm. Vigueur moyenne à forte (pleine terre). Pour bassins moyens à larges.

Faut-il classer ce nénuphar dans les "roses" ou bien dans les "rouges" ? Dans la première catégorie durant le printemps sans nul doute, mais à l’approche de juillet, il s’enflamme litéralement et prend ses nuance "feu" très particulières et spectaculaires surtout au centre de la corolle. C’est véritablement le point de mire du bassin tout l’été. Extrèmement florifère et vigoureux à souhait sans jamais devenir envahissant il est parmi les préférés de ma collection. Je viens d’acquerir une souche d’une autre origine américaine qui semble présenter une variante de couleur. Il peut s’agir d’une légère mutation du nénuphar original ou d’un sport stabilisé suite à des conditions de culture différentes. L’avenir nous l’apprendra peut-être. C’est là tout le charme de cette passion.


De nombreux cultivars ont été présentés et décrits, dont une majorité issus des hybridations réalisées par un français, Monsieur Joseph Bory Latour-Marliac. Né en 1830, fils d’une famille de passionnés d’horticulture, il voua très vite un intérêt particulier pour le monde végétal aquatique. Ses premières créations tels Nymphaea x marliacea ’Chromatella’ en 1877 et Nymphaea x marliacea ’Rosea’ en 1879 marquèrent le début d’une production effrénée de près d’une centaine d’hybrides en un peu plus de 20 ans ! La plupart d’entre eux sont toujours à la mode, quelques uns sont oubliés. Ce magicien avait-il un secret pour réussir de telles merveilles avec des moyens somme toute assez limités ? Si cela était le cas, il l’avait bien gardé ce "secret", puisqu’à sa mort en 1911, personne n’avait pu hériter ce mystérieux don qu’il possédait.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Dans ce cas de figure, il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle variété (bien que la plante issue de ces sélections présente des différences marquées avec la plante mère), mais d’une amélioration de la variété originelle que l’on appellera "cultivar" pour variété cultivée.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

Maurice LAYDECKER (beau fils de M.LATOUR-MARLIAC), aussi passionné, a, quant à lui, développé des hybrides moins vigoureux issus de N. Alba et et N. Tetragona. Ces derniers forment le groupe Laydeckeri et sont plus recherchés pour la décoration des petits bassins ou des zones de plantation moins profondes (-20 à -50cm).

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’


En un peu plus d’un siècle, au départ d’une dizaine d’espèces et variétés réparties à travers le monde, à peine quelques centaines de nénuphars rustiques sont répertoriés. Nés de l’opiniâtreté d’une poignée d’hybrideurs professionnels ou de la passion d’amateurs avertis, ils constituent les seuls descendants de cette famille de plantes.

Le pionnier hybrideur est incontestablement Joseph Bory Latour-Marliac de Temple-sur -Lot en France. Dès 1870, il révèle au public les tous premiers nénuphars issus de ses croisements. Innovation dans le monde végétal aquatique qui ne connaissait que les quelques spécimens sauvages. Parallèlement et jusqu’à environ 1935, Amos Perry aux Etats-Unis progressait par "sauts de puces" dans ce monde méconnu.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

Photos et texte de Pol Detienne - Editions : Jardins et décors aquatiques

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(JDA n° 14/2002)

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble (...)

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(JDA n°42/2007)

L’hybridation de cette plante aquatique a quelque chose de problématique lié sans doute à son (...)

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