PURPLE QUEEN




Obtenteur : POL DETIENNE 1992. (limited).

Fleur 15-20cm, en coupe ; 24-28 pétales larges. Fleur parfaite et symétrique.
Floraison de juin à mi-octobre. Pourpre foncé au centre, puis rose carminé veiné de pourpre sur les rangées externes de pétales.
Feuille 23-25cm, arrondie. Dessus vert, dessous vert, jeunes feuilles bronze.
Immersion de 60 à 100cm. Vigueur moyenne à forte (pleine terre). Convient pour tout type de bassin.

N.’Purple Queen’ est une de mes obtentions personnelles issue de mes essais avec N.’Conqueror’ comme parent. Statistiquement, il est vrai que les parents "rouges" donnent, par leurs gènes, plus souvent une descendance rose ou rose foncé que rouge. Les tables de probabilités ne sont qu’une approximation, mais un "kid" rouge bien pigmenté n’apparait qu’une à deux fois sur cent en moyenne lors de tels croisements. Il semblerait donc que dans mon cas j’aie eu de la chance assez rapidement. Ce cultivar est enregistré auprès du Water Gardeners International de Floride où il a suscité l’admiration d’autres hybrideurs. Ce nymphéa présente une tonalité pourpre et carmin foncé plus volontiers en exposition mi-ombragée. Il supporte aussi le plein soleil, mais alors, les nuances sont un peu plus pâles. Il est du plus bel effet en compagnie d’autres nénuphars blancs et roses.



Les nénuphars nommés le sont le plus souvent sous des noms de pépinière, c’est-à-dire non officiels, d’où la difficulté de répertorier leurs origines, leurs parents, leurs caractéristiques et bien entendu leurs obtenteurs.
Seule une personne compétente et tenace pouvait assumer cette tâche.
En 1999, Kit Knotts, secrétaire générale de l’IWGS (International Waterlily and Water Gardening Society) est cette personne.
Rencontrée dans son jardin paradisiaque de Coco Beach en Floride, situé à peine quelques miles au sud de Cap Canaveral, elle me confiait qu’après avoir établi cette liste et l’avoir soumise en 2000 à l’International Society for Horticultural Science (ISHS) elle démissionna de son poste pour fonder la WGI (Water Gardeners Internatinal).
Présidente et secrétaire de cette société, elle continue de recenser la nomenclature et la taxonomie des nénuphars pour les replacer dans une perspective historique.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération


Début du 20ème siècle, d’autres variétés sont apparues au Etats-Unis, ces nouveaux cultivars sont dus aux recherches de plusieurs botanistes dont les noms sont arrivés jusqu’à nous par le biais de leurs obtentions : George Richardson (N. tuberosa ’Richardsonii’), Helen Fowler (N. ’Rose Arey’), George H. Pring (N. ’General Perching’) sont de ceux-là.

Les revues et catalogues édités développèrent l’intérêt porté à cette plantes encore assez méconnue à l’époque. La période "d’entre deux guerres" est un creux dans la production des nouveautés, surtout en Europe, où Maurice Laydeker - beau-fils de Latour-Marliac - continuait cependant l’hybridation des nénuphars à faible développement, tels N. Laydeckerii ’Purpurata’ et ’Lilacea’.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble revivre.Les feuilles ont poussé sur arbres et arbustes,les plantes vivaces moins frileuses offrent déja les premières floraisons de la saison.
Les plantes aquatiques palustres regarnissent les zones peu profondes du bassin et le vert reconquiert le site, ponctué de-ci de-là de bouquets de corolles jaune vif ou blanches.

Extrait de: Le nénuphar Roi des bassins (part 1)

On peut aussi obtenir dans certains cas de nouveaux sujets, non pas par multiplication sexuée (comme pour les hybrides) mais par bouturages et sélections successifs de jeunes plants présentant des caractères plus affirmés ou sensiblement différents de ceux de la souche mère.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

Photos et texte de Pol Detienne - Editions : Jardins et décors aquatiques

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(JDA n°43/2008)

Les diversités de couleurs, de formes et d’aspect font de ces plantes un cas presque unique dans (...)

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(JDA n°42/2007)

L’hybridation de cette plante aquatique a quelque chose de problématique lié sans doute à son (...)

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