THOMAS O’BRIEN




Obtenteur : KIRK STRAWN 1998.

Fleur 16-18cm, en coupe ; 32-36 pétales lancéolés.
Floraison de juin à mi-septemnbre. Mélange subtil de crême-abricot vers le centre, virant au blanc-rosé et rose sur les rangées externes de pétales. Une combinaison inhabituelle et très réussie de ces tonalités "tropicales" propres aux obtentions de Kirk Strawn. La fleur s’épanouit une dizaine de centimètres hors de l’eau.
Feuille 20-22cm, arrondie. Vert olive intense tacheté de brun et de rouge au printemps ainsi qu’à exposition mi-ombragée.
Immersion de 40 à 60cm. Vigueur moyenne à forte selon le mode de culture. Convient à tout type de bassin.

Vu la taille de son rhizome, ce nénuphar préfère la culture en pleine terre ou en conteneur de minimum 30 litres. Un substrat amendé annuellement d’un engrais de qualité lui permettra d’exprimer pleinement la richesse exceptionnelle de ses coloris. Assurément un Nymphaea de collection, rare et convoité.



Ce n’est pas faute d’avoir essayé que le botaniste américain Amos Perry, passionné également par le croisement des nymphéas, tenta à maintes reprises de partager les méthodes du français.

Amos Perry confiait volontiers que l’hybridation des nénuphars n’était pas compliquée en soi, mais que les croisements obtenus n’étaient pas souvent à la hauteur des espérances. En 1927, Perry avait déjà plus de 150 hybridations à son actif. Pionnier incontesté dans la création de ces plantes aquatiques, beaucoup de ses obtentions n’ont pas obtenu le succès accordé à celles de Latour-Marliac. On remarque cependant Nymphaea tetragona ’Rubra’ et Nymphaea ’Princess Elizabeth’ en 1935 (qui n’était pas encore la reine du Royaume-Uni). Ces nénuphars ornent encore de nombreux bassins de nos jours.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES


En un peu plus d’un siècle, au départ d’une dizaine d’espèces et variétés réparties à travers le monde, à peine quelques centaines de nénuphars rustiques sont répertoriés. Nés de l’opiniâtreté d’une poignée d’hybrideurs professionnels ou de la passion d’amateurs avertis, ils constituent les seuls descendants de cette famille de plantes.

Le pionnier hybrideur est incontestablement Joseph Bory Latour-Marliac de Temple-sur -Lot en France. Dès 1870, il révèle au public les tous premiers nénuphars issus de ses croisements. Innovation dans le monde végétal aquatique qui ne connaissait que les quelques spécimens sauvages. Parallèlement et jusqu’à environ 1935, Amos Perry aux Etats-Unis progressait par "sauts de puces" dans ce monde méconnu.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération

Maurice LAYDECKER (beau fils de M.LATOUR-MARLIAC), aussi passionné, a, quant à lui, développé des hybrides moins vigoureux issus de N. Alba et et N. Tetragona. Ces derniers forment le groupe Laydeckeri et sont plus recherchés pour la décoration des petits bassins ou des zones de plantation moins profondes (-20 à -50cm).

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’

Dans ce cas de figure, il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle variété (bien que la plante issue de ces sélections présente des différences marquées avec la plante mère), mais d’une amélioration de la variété originelle que l’on appellera "cultivar" pour variété cultivée.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

(JDA n° 14/2002)

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble (...)

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Les nénuphars d’exception (DJA n°9/2000)

**Développés par Joseph LATOUR-MARLIAC vers les années 1900 des nénuphars dérivés de Nymphaea Alba (...)

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Le nénuphar roi des bassins (partie 3)(JDA n° 17/2003)

Les nouvelles variétés de nénuphars sont toutes des hybrides créés par l’intervention de l’homme en (...)

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