WHISPER




Obtenteur : POL DETIENNE 1996.

Fleur 15-18 cm, en coupe étoilée ; 26-28 pétales en forme de cuiller. "Tricolore".
Floraison de mi-mai à octobre. Rose carminé, pâle vers l’extérieur et rouge-orangé au centre. WOW !
Feuille 20-25 cm, ronde. Dessus vert, dessous rougeâtre, jeunes feuilles bronze.
Immersion de 40 à 70 cm. Vigueur moyenne. Convient pour tout type de bassin.

N.’Whisper’ est une de mes obtentions enregistrées auprès de Water Gardeners International en Floride. Descendance directe de N.’Marguerite Laplace’, il fait partie des derniers essais d’hybridations opérés de 1978 à 1995 à ma pépinière. L’aspect "tricolor" de ce nénuphar se manifeste principalement durant les mois d’été et est assez inhabituel chez les nymphéas rustiques. Il est avec N.’Pol’s Pink Glory’ une de mes plus belles créations. Malheureusement, il n’est pas très prolifique et sa production est assez limitée.



Dès le croisement opéré, il faut attendre 3 à 4 ans pour juger de la qualité de la fleur et de la plante. Ensuite 2 à 3 années de patience afin de s’assurer de la stabilité des caractères. C’est alors que l’on peut envisager conserver le cultivar et le multiplier.
Il faut se rappeler que les hybrides ne se multiplient pas à l’identique par semis. Seule une multiplication végétative reste fidèle au cultivar.
La division du rhizome reste la méthode de multiplication la plus efficace reconnue.
Si la plante est vigoureuse, cela peut aller assez vite ; dans le cas contraire, plusieurs années sont encore nécessaires avant de "lancer" sur le marché la nouvelle obtention. Tout est question de temps et de patience. La multiplication "in vitro" par développement de méristème (portion du végétal contenant des cellules indifférenciées) est certes plus rapide. Spécialisée et coûteuse elle n’est pas entièrement fidèle concernant les caractères de la fleur, tels la taille, la durée de floraison ou la floribondité…
Cependant l’intérêt est-il de créer des centaines de clones qui inonderaient un marché très particulier et somme toute assez confidentiel ? Certes pas.
La rareté reste un des attraits majeurs des quelques dizaines de nymphéas récents.
A ce stade, il n’est pas seulement une simple plante, mais l’objet d’une passion, un "collector" en quelque sorte.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération

Dans ce cas de figure, il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle variété (bien que la plante issue de ces sélections présente des différences marquées avec la plante mère), mais d’une amélioration de la variété originelle que l’on appellera "cultivar" pour variété cultivée.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

De nombreux cultivars ont été présentés et décrits, dont une majorité issus des hybridations réalisées par un français, Monsieur Joseph Bory Latour-Marliac. Né en 1830, fils d’une famille de passionnés d’horticulture, il voua très vite un intérêt particulier pour le monde végétal aquatique. Ses premières créations tels Nymphaea x marliacea ’Chromatella’ en 1877 et Nymphaea x marliacea ’Rosea’ en 1879 marquèrent le début d’une production effrénée de près d’une centaine d’hybrides en un peu plus de 20 ans ! La plupart d’entre eux sont toujours à la mode, quelques uns sont oubliés. Ce magicien avait-il un secret pour réussir de telles merveilles avec des moyens somme toute assez limités ? Si cela était le cas, il l’avait bien gardé ce "secret", puisqu’à sa mort en 1911, personne n’avait pu hériter ce mystérieux don qu’il possédait.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

(JDA n°43/2008)

Les diversités de couleurs, de formes et d’aspect font de ces plantes un cas presque unique dans (...)

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Photos et texte de Pol Detienne - Editions : Jardins et décors aquatiques

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(JDA n° 14/2002)

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble (...)

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