X MARLIACEA ’CHROMATELLA’




Obtenteur : LATOUR-MARLIAC 1877 (syn. ’GOLDEN CUP’ et ’MARLIAC YELLOW’).

Fleur 13-15 cm, en coupe étoilée 22-25 pétales lancéolés. Classique mais très jolie.
Floraison de juin à octobre. Jaune canari uni, plus prononcé en mi-saison.
Feuille 20-22 cm, arrondie. Dessus et dessous vert marbré de pourpre et de brun, jeunes plus contrastées.
Immersion de 50 à 100 cm. Vigueur moyenne à forte (pleine terre). Convient pour tout type de bassin.

Encore une obtention de Latour-Marliac issue d’un croisement entre N. alba x N. mexicana. Son rhizome est dit de type "Ananas" ("Pineapple") à cause des nombreuses facettes "écailleuses" qui en recouvrent la surface. La bonne réputation de ce nymphéa n’est plus à faire depuis longtemps, mais l’apparition des nouveautés américaines, avec des coloris plus chauds et des floraisons plus abondantes commence à lui faire de l’ombre. Pour les amateurs de variétés classiques, il reste cependant une valeur sûre.


On peut aussi obtenir dans certains cas de nouveaux sujets, non pas par multiplication sexuée (comme pour les hybrides) mais par bouturages et sélections successifs de jeunes plants présentant des caractères plus affirmés ou sensiblement différents de ceux de la souche mère.

Extrait de: article 6 ’Le nénuphar Roi des bassins’ (suite 2)

Maurice LAYDECKER (beau fils de M.LATOUR-MARLIAC), aussi passionné, a, quant à lui, développé des hybrides moins vigoureux issus de N. Alba et et N. Tetragona. Ces derniers forment le groupe Laydeckeri et sont plus recherchés pour la décoration des petits bassins ou des zones de plantation moins profondes (-20 à -50cm).

Extrait de: article 4 - ’LES NENUPHARS D’EXCEPTION’


Le changement climatique aidant, nos hivers moins rigoureux et surtout moins longs ont fait que ces hybrides s’adaptent totalement sous nos conditions de culture. La Belgique, jadis en zone climatique 6a (-21°C à -16°C) est désormais reprise en zone 7a et 7b (littoral) avec une moyenne des températures minimales de -12°C.

Extrait de: Des Nymphaea nouvelle génération


Ce n’est pas faute d’avoir essayé que le botaniste américain Amos Perry, passionné également par le croisement des nymphéas, tenta à maintes reprises de partager les méthodes du français.

Amos Perry confiait volontiers que l’hybridation des nénuphars n’était pas compliquée en soi, mais que les croisements obtenus n’étaient pas souvent à la hauteur des espérances. En 1927, Perry avait déjà plus de 150 hybridations à son actif. Pionnier incontesté dans la création de ces plantes aquatiques, beaucoup de ses obtentions n’ont pas obtenu le succès accordé à celles de Latour-Marliac. On remarque cependant Nymphaea tetragona ’Rubra’ et Nymphaea ’Princess Elizabeth’ en 1935 (qui n’était pas encore la reine du Royaume-Uni). Ces nénuphars ornent encore de nombreux bassins de nos jours.

Extrait de: DES NYMPHAEA MODERNES

Un nénuphar ou une hémérocale au hasard ?

BIBLIOGRAPHIE

(JDA n° 14/2002)

Avec le retour du printemps et les premiers beaux jours,le jardin tout entier semble (...)

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Le nénuphar roi des bassins (partie 3)(JDA n° 17/2003)

Les nouvelles variétés de nénuphars sont toutes des hybrides créés par l’intervention de l’homme en (...)

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Multiplication des plantes aquatiques (JDA n°6/2000)

**Le désir de multiplier les plantes est propre à tout amateur de jardin, que ce soit pour (...)

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